Une barrière est tombée...

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Pour la première fois, mal cadrée et muette (mais il faut imaginer l’impact des pieds sur le sol, ou une musique façon Hidalgo), une vidéo de Keyrann en train de… JOUER ! Eh oui, mon cheval adore se cabrer et boxer…

Sauf que non. Pour ça, il faudrait que je sache comment transférer une vidéo...
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Après cette séance – moi à l’extérieur, je le fais évoluer en liberté. Sauf qu’une nouvelle barrière est tombée. Je vous explique : j’ai une confiance absolue dans Keyrann – je sais ce qu’il est capable de faire (connerie comprise), je sais aussi qu’il est dominant et joueur – du genre à protéger les siens (même les chiens de la ferme), moi compris (Arcas, le destrier de guerre de Callisto, l’une des héroïnes de la Trilogie du Cœur d’Amarantha, était en grande partie inspiré de mon Keyrann – y compris l’incident durant lequel il protège sa cavalière d’un fâcheux… Bref. La barrière qui est tombée, c’est  lui me chargeant. Pour changer de direction. La première fois, j’avais quand même un peu la frousse – plus du réflexe qu’autre chose – mais j’ai fait comme d’habitude : j’ai rigolé et l’ai encouragé d’un « allez, galope ! ». Hop ! Je le prépare à un autre changement de direction – rebelote. Je n’ai pas bougé une oreille ! Du coup, il était tout content et la séance de travail (en fait, c’en était quand même une) s’est terminée en rouleau de scotch ou – spécial dédicace pour Patrick I., à passer dans une prochaine salle 101 peut-être ? – « où tu iras j’irai »… Oui, je sais. Là, tout homme de cheval qui se respecte pète un câble, parce que Keyrann est un entier, qu’il teste et qu’au lieu de réagir, je me bidonne. Sauf que je savais pourquoi il faisait ça, et que c’est exactement la manière dont je devais réagir. Le rire est le meilleur ami de la femme et du cheval… J’avais parlé me semble-t-il dans ce blog, de la fille qui a écrit un livre génial sur les entiers – expliquant que a) ce ne sont pas des monstres, b) faire un concours de virilité avec eux ne sert à rien c) de « je suis plus fort que toi encore moins » - elle écrivait qu’une relation avec un entier se construisait sur la durée, la confiance et l’échange, que chaque relation était unique et qu’il ne pouvait y avoir de réel rapport dominant dominé. Le coup de Keyrann, tout à l’heure, c’était « cap ou pas cap ? ». Pour tout vous dire, j’ai adoré. Et j’ai adoré le côté rouleau de scotch après, et cette sortie partie sur « on fait des conneries », qui s’est finalement transformée en « on s’en fout on est bien ensemble » (John Wick appelle ça « voir des dragons », et le retour où il broute, se scotche, face au coucher du soleil.

Publié dans charlottebousquet

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Aude 29/01/2010 20:22


Oui, je comprends tout à fait ce que tu veux dire :)
On m'a dit à plusieurs reprises qu'un entier équivalait à une jument en chaleur... en permanence. Quand je vois dans quel état est la mienne dans ces moments-là... En tout cas, ta relation avec lui
a l'air géniale. Je vis un peu ça avec ma jument depuis que je suis passée à l'éthologie, et c'est vrai que c'est quand même autre chose. Fais-lui des caresses de ma part !


charlotte 29/01/2010 11:20


Ayé.


charlotte 29/01/2010 10:51


nulle part. je peux mettre des captures d'écran toutes pourries si vous voulez, en attendant! je vais plutôt attendre d'être revenue et demander à fab...


Lucie Chenu 29/01/2010 08:29


Ben oui, mais on peut la voir où du coup, la video ? ^^


charlotte 28/01/2010 22:41


Fab : viiiiii!
Aude : tu sais, ca fait 12 ans que je l'ai - il avait trois ans... Et même si je le vois quatre cinq fois par an, on a vécu assez de trucs ensemble pour être très proches. Pour moi, me remettre en
selle, c'est me retrouver "une", je ne sais pas si tu vois ce que je veux dire.
De manière générale, les entiers (en tous cas, ceux que j'ai pu monter barbes-arabes, PRE, Lustianien, camargue et même un arabe)sont vraiment très... entiers... dans le sens où c'est
très difficile de rester indifférent, ou "simplement de passage", ca tient aussi au fait, je pense, qu'ils ne sont pas confiés  à n'importe qui (enfin, en général) et n'ont pas le côté blasé
de certains chevaux, par exemple. ils demandent énormément d'attention... parce que ce sont des entiers, donc susceptibles d'être un peu plus chiants en groupe que les autres, mais aussi parce que
c'est leur manbière d'être - je me rends compte que les chevaux avec lesquels j'ai pu avoir des liens très forts étaient des entiers (ou faux entiers, comme Argos, le camarguais castré vers huit ou
neuf ans, imagine le pauvre...). Les seuls trucs à éviter, mais c'est pour tous les chevaux, sont la colère et la peur.