Lors de notre retour de Lille samedi dernier, Fazbien Nicolas et moi bavardions de la vie, de la mort, etc. et la conversation a dérivé sur les méchants
dans nos romans. Nicolas soutenait que les personnages, tou, ou du mouins les principaux, étaient une part de nous-mêmes... Y compris les "méchants". Je me susi d'abord insurgée (moi, torturer
des mômes pour de vrai ? Beurk... )... Et puis je me suis rendu compte qu'il n'avait pas tort, pas sur la forme mais sur acertains aspects de la malveillance et de a monstruosité -le fait de
construire un "méchant" par rapport à ce que l'on hait ou que l'on considère comme "mal" - pas juste le côté gnagnan manichéen, mais ce qui pour nous représente le mal... Et en fouillant un peu
plus, non seulement Nicolas n'avait pas tort (bon, Nicolo, sui tu me lis, tu te diras que c'est pour avoir une bêta lecture de Chasse olympique rien que pour moi) mais que ces "méchants"
agissaient en miroir ou en peau retournée si vous préférez. D'où la question que nous nous sommes posée : que serais-tu si tu étais une pourriture (un méchant, quoi!).... Et qui peut à mon avis
se poser à chacun, mode instrospectif ou "déconnant", il y a toujours une partie de nous-même qui fait glups en réalisant certaines choses, et l'autre qui se marre... Philosophie du soir - et
oui, je suis toujours au Maroc.
