Dimanche 16 juillet 2006
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Par Charlotte Bousquet
Vu aujourd'hui en DVD, Lord of war est un film excellent, tout en nuances de gris pour un sujet affreux - le trafic d'armes... Sans concession sans pseudo-morale occidentale, le film livre de manière brutale des informations sur les marchands d'armes, certes, mais également sur les dessous politiques de ces trafics. pas étonnant qu'il ait été produit en Europe et non aux USA. Guerre froide et CIA, élections douteuses de Floride permettant à des dictateurs de justifier leurs propres votes truqués...
Et Nicolas Cage, comme d'habitude, est éblouissant.
Un film dur à digérer, mais qu'il faut à mon avis absolument voir. Au moins une fois. Juste pour le "That's not my war"... qui tout en rappelant un certain rambo, justifie le métier de ce seigneur de guerre...
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Vendredi 14 juillet 2006
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Par Charlotte Bousquet
A force de me triturer les méninges pour trouver des idées atroces pour une sorte d'apocalyspe (rien à voir avec mes romans cela étant), je me suis laissée emporter par des élans de sadisme incontrôlés : morts, viols, étouffements en série, le tout agrémenté de politique dénuée d'absolument tout scrupule...
D'un autre côté, c'est de la politique.
Et dans un tout autre ordre d'idée...
"Ce dont on ne peut parler, il faut le taire" (Tractatus logico-Philosophicus - Wittgenstein) a donné lieu hier à maintes interprétations tant philosophique qu'humaines, en cours... Questionnement non pas sur la simple vérité logique de la phrase (tautologie de surcroit), mais bien sur la nature du langage, la morale, la place de l'art , l'humanité - et la pub évidemment : "ce dont on ne peut parler, faut-il le taire ? "... Je vous laisse réfléchir à tout ce que l'on peut dire, justement, à travers cette phrase
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Mercredi 12 juillet 2006
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Par Charlotte Bousquet
Découverte grâce à une de mes élèves, cette peintre mexicaine a été ma révélation de l'année - je lui ai même consacrée un bref article dans le webzine des éditions 5ème saison ( http://www.5emesaison.fr/ )
Frida - magnifiquement interprétée par Salma Hayek dans le film éponyme - était une artiste écorchée vivre, qui par son histoire tragique et déchirante, a su acquérir une dimension et une force bouleversantes. Dans un colloque auquel j'ai participé l'an dernier : les représentations du coprs dans les oeuvres fantastiques et de science fiction (Michel Houdiard éditeur), j'avais effectué une communication sur les rapports entre le corps l'âme, la manière dont ils se répondaient l'un l'autre. Inculte que j'étais - et suis encore certainement sur tout un tas de choses - je n'avais pas découvert Frida.
Frida, qui met en scène son corps, se met en scène, utilise son visage, ses courbes pour rendre compte de ses blessures, de ses peurs, de ses angoisses aurait rendu parfaitement explicite ce que je tentais d'exprimer...
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Mardi 11 juillet 2006
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Par Charlotte Bousquet
Tout proustien se souviendra avec une certaine émotion et un brin d'agacement du dîner au cours duquel le Narrateur essaie désespérément d'obtenir de Monsieur de Norpois qu'il le présente à ses idoles du moment, les Swann... Tout proustien se souviendra également de l'analyse qu'il fait, ensuite, de cette malheureuse scène... le fait même qu'il ait demandé à cet honorable vieillard cette faveur fait que jamaiNorpois ne le présentera aux Swann, ni même ne parlera de lui...
C'est ce que j'appelle L'Effet Norpois - dois-je en revendiquer le copyright ? ...
A savoir, il y a certaines personnes auxquelles il suffit de demander quelque chose, ou avec lesquelles il suffit de se montrer aimable ( sans raison intéressée, cela arrive) pour se voir d'entrée refuser l'accès à ce que l'on souhaitait. Il y a des gens qui vont norpoi-iser (décidément!) ... Osons: norpoyser ! par souci d'honnêteté. Ne voulant pas faire partie des pistonneurs, ils préfèrent ne rien dire... Et il y a ceux, une majorité, qui norpoysent par lâcheté, ennui, ou je ne sais quelle paranoïa galopante.
Inutile de dire que ce sont ceux qu'i m'agacent le plus...
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Mardi 11 juillet 2006
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15:44
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Par Charlotte Bousquet
Keyrann, mon compagnon équin depuis 8 ans.
Je ne suis que rarement sujette à la fameuse "angoisse de la page blanche". Le manque d'inspiration, le trou noir, le creux, le vide... Je ne connais pas. En revanche, je suis une spécialiste du refus. Vous savez, comme le cheval qui pile devant un obstacle, secoue la tête et, s'il est vraiment de mauvaise humeur, en profite pour, d'une légère ruade, se délester de son cavalier... Moi, c'est un peu pareil? Résultat, à force de reculer, refuser, piler, faire demi-tour, un écart et j'en passe, me voici dans la dernière ligne droite de LO, qui ouvre la saison 4 du jeu de rôles COPS, et obligée sans préparation de passer des dagues, cimeterres et autres floraisons d'acier - et de poèmes - d'une fantasy antique aux rafales, meurtres sanglants sur l'asphalte et autres violences urbaines du Los Angeles de 2034.
Du coup, pour me donner du coeur au ventre, j'ai créé ce blog.
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