Flashs et Scoops

Le Boudoir aux végétales, artbook d'estelle Valls de Gomis est en souscription jusqu'au 15 novembre sur le site de CDS éditions (coll. Collectionneur.)

Suite à sa conférence sur les vampires, Estelle Valls de Gomis a eu droit à un article dans La Dépêche : en lien de ce côté. j'en profite pour vous signaler son nouveau blog, consacré essentiellement à ses travaux d'illustratrice et écrivain : le petit monde de dextelle - par là.

Moins art nouveau, plus sexe, l'anthologie 69 est dispo en précommande sur le site des éditions Actu SF.







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Mardi 1 septembre 2009
- Ecrire un commentaire - Par charlotte
Avec la découverte du site de Lucien Jerphagnon  (bon, il a co-écrit un bouquin avec Luc Ferry, personne n'est parfait... ), avec la découverte de pages sur Paul Veyne (je vais me replonger dans Le Pain et le cirque, promis)... Et puis, je ne sais pas ce qui m'a pris, je suis allée faire un tour sur Mediapart.
Une vraie fausse amnistie pour les comptes en Suisse. En gros, les très riches qui placent leur argent en Suisse et ne paient pas d'impôt ont jusqu'au 31 décembre pour réparer leur bourde. Parce que la fraude, c'est mal... bouuuuh. Du n'importe quoi sur la taxe carbone - les socialistes, Aubry en tête, font le jeu de l'UMP et disent non à une taxe qui, de notoriété européenne, contribue à assainir l'environnement.

Ci-dessous, un bout d'article de Greenpeace.
La crise climatique s'aggrave. Les émissions mondiales de gaz à effet de serre ne cessent d'augmenter. La Terre se réchauffe. Les calottes glacières fondent. Les catastrophes climatiques se font plus fréquentes, plus intenses. Les écosystèmes sont menacés et les réfugiés climatiques déjà une réalité. Notre planète se dérègle. C'est incontestable. Pour éviter que ces changements ne deviennent ingérables, la température moyenne mondiale ne doit pas augmenter de plus de 2°C d'ici la fin du siècle. Cela peut sembler loin, mais c'est maintenant que cela se décide. Pour atteindre cet objectif, il faut que nos émissions de gaz à effet de serre baissent dès 2015. C'est l'enjeu du sommet de Copenhague au mois de décembre. Les chefs d'Etat et de gouvernement du monde entier s'y retrouveront pour décider de la réduction des émissions de gaz à effet de serre après 2013. Greenpeace exige un accord ambitieux à la hauteur des enjeux. Les pays industrialisés doivent s'engager à réduire d'au moins 40% leurs émissions de gaz à effet de serre. Les pays en développement doivent être aidés pour ne pas répéter les erreurs des pays du Nord. Nous ne pouvons pas attendre. Il faut impérativement agir maintenant et changer nos modes de vies, nos façons de produire et consommer. Repousser les décisions à plus tard, c'est se condamner à subir des changements dramatiques. Notre planète ne pourrait plus répondre à nos besoins. Les équilibres politiques, économiques et sociaux seraient dangereusement bouleversés.


On - le gouvernement - annonce un mieux dans la gestion de la crise, ce qui permet de relancer une économie ultracapitaliste du point de vue des entreprises, alors que non, c'est la cata.
Et j'en passe...

Pour terminer, je copie-colle le soutien de Mediapart à La Reppublica... Liberté de presse en cause, et questions à un type qui est proche, si proche de certains hommes d'état ...

Silvio Berlusconi réclame un million d'euros de dommages et intérêts pour diffamation au quotidien La Repubblica qui lui a posé publiquement dix questions sur sa vie privée. Trois juristes, Franco Cordero, Stefano Rodotà et Gustavo Zagrebelsky, publient un appel pour la liberté de la presse, dont voici le texte.


Les attaques à l'encontre de La Repubblica, dont la plainte en justice pour diffamation n'est que le dernier épisode en date, ne peut être interprétée que comme une tentative de réduire au silence la presse libre, d'anesthésier l'opinion publique, de nous isoler de la circulation internationale des informations et, en définitive, de faire de notre pays une exception à la démocratie.
Les questions adressées au président du Conseil ont suscité un intérêt non seulement en Italie mais dans la presse mondiale. Si l'on considère qu'elles ne sont que des figures rhétoriques parce qu'elles suggéreraient des réponses désagréables, il n'y a qu'un seul moyen de les démonter: y répondre plutôt que de tenter de faire taire celui qui les pose.


Au contraire, la voie empruntée est celle de l'intimidation à l'encontre de celui qui exerce le droit et le devoir de « chercher, recevoir et diffuser avec tous moyens d'expression, sans considération de frontières, les informations et les idées » comme l'indique la déclaration universelle des droits de l'homme de 1948 approuvée par le concert des nations à un moment où l'on se souvenait encore de ce qu'était l'information transformée en propagande sous les régimes illébéraux et antidémocratiques du siècle dernier.»


La pétition peut être signée ici


En solidarité avec le quotidien La Repubblica, Mediapart publie les questions posées chaque jour au président du Conseil italien:

  1. Quand avez-vous rencontré pour la première fois Mlle Letizia? Combien de fois l'avez-vous vue? Quand l'avez-vous rencontrée? Avez-vous jamais fréquenté, et fréquentez-vous toujours, des mineures?
  2. Quelle raison exacte vous a empêché de dire la vérité durant les deux derniers mois, vous conduisant à produire quatre versions de la façon dont vous avez rencontré Mlle Letizia avant deux aveux tardifs?
  3. Pensez-vous que le fait d'avoir récompensé des jeunes filles qui vous appelaient «Papi» en leur offrant des places sur des listes électorales et en leur promettant des responsabilités politiques pose un sérieux problème pour la démocratie italienne et pour votre pouvoir?
  4. Vous avez passé la nuit du 4 novembre 2008 avec une prostituée. Selon l'enquête des magistrats, des dizaines de call girls ont fréquenté votre résidence. Saviez-vous que ces femmes étaient des prostituées? Si vous ne le saviez pas, pouvez-vous fournir des garanties du fait que ces rencontres ne vous ont pas rendu vulnérable ou ne vous ont pas exposé au chantage — comme le montre, par exemple, les enregistrements produits par Patrizia D'Addario ou les photographies de Barbara Montereale?
  5. La flotte aérienne officielle a-t-elle été utilisée pour conduire ces invitées à vos résidences sans que vous soyez à bord?
  6. Etes-vous totalement sûr que vos relation n'ont pas compromis les affaires de l'Etat? Pouvez-vous assurer à ce pays et à ses alliés qu'aucune de ces femmes ne dispose de moyens de pressions qui pourraient affecter votre autonomie politique sur des affaires de politique interne ou internationale?
  7. Votre comportement entre en contradiction avec votre politique. Pourrez-vous encore prendre part au Jour de la famille ou promulguer une loi qui punit les clients des prostituées?
  8. Croyez-vous que vous pouvez toujours poser votre candidature pour devenir président de la République italienne? Et si ce n'est pas le cas, pensez-vous que quelqu'un qui n'est pas digne du Quirinal (le palais présidentiel) peut exercer les fonctions de premier ministre?
  9. Vous avez dit être victime d'un «complot subversif». Pouvez-vous garantir que vous n'avez jamais eu recours ou voulu utiliser les services secrets ou la police contre les témoins, les magistrats ou les journalistes?
  10. A la lumière de tout ce qui a été révélé ces deux derniers mois, quel est votre état de santé?
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Lundi 31 août 2009
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Je ne résiste pas au plaisir de faire un petit article "previews" presque totalement nombriliste ou nombriliste "associé"... En novembre prochain, une anthologie au son des sanglots longs des violons de l'automne, dirigée par Richard Comballot sort aux éditions Glyphe (coll. Imaginaire). Sont titre : Les derniers jours d'Edgar Poe.


La couverture est de Fabien Fernandez.

Pour CDS ditions, l'ouvrage de l'automne sera Le Boudoir aux Végétales, recueil d'illustrations d'Estelle Valls de Gomis. Très bientôt, sur le site de CDS, nous vous en ferons une présentation. CDS éditions sera d'ailleurs présent en novembre prochain, au Salon de l'Autre Livre pour vous présenter ce nouvel ouvrage de la collection Hypericum, qui vient juste après le très beau Des Vierges et des tombeaux de Jijicé.

La Maison Coeur de femmes organsie sa journée "portes ouvertes"le 25 septembre prochain. CDS éditions sera présent, avec quelques auteurs de l'anthologie "L" en dédicace pour l'occasion.

De mon côté... En attendant la mise à jour (qui ne saurait tarder) de mon site... Côté roman, ce sera La Marque de la bête (coll. Royaumes perdus aux éditions Mango. Je craque, je vous mets -ci-dessous la superbe couverture de Didier Graffet.



Côté nouvelles : "ABOULANOL", dans l'anthologie Pouvoirs et puissances, aux éditions Sombres rets, "Nach dem Krieg", dans l'anthologie Contes du monde (droits reversés à Aide et Action) aux éditions du Riez et enfin, Lili des Boulevards, nouvelle feuilleton à suivre en calendrier de l'avent dès le mois de décembre, sur le site destination Noël - mais je vous en reparlerai....

Voilà, jusqu'à la prochaine, avec une tite doll pour terminer...




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Jeudi 27 août 2009
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Il y a quelques jours, discussion animée avec fabien et une amie venue de loin à propos d'art moderne - contemporain - voire, avant-gardiste. je ne suis pas la personne la plus ouverte du monde en la matière, je dois bien le reconnaître : autant je suis tout à fait capable d'avoir une approche analytique de la poésie ou de la musique - Nicolas Bacri ou Steve Reich ne me semblent absolument pas abscons, autant j'ai besoin, en peinture ou sculpture ou photographie, d'être "ravie", par ce que je vois. Grâce à Fabien, je suis (du moins je l'espère) beaucoup moins fermée qu'avant et capable de m'intéresser autant à la forme qu'au procédé, à la démarche menant à. Oui, c'est quelque part un retout aux sources aristotéliciennes... Ainsi, les performances comme celles de Lise N. - performance physique, trace photographique, trace écrite et chant - me touchent, certaines installations me "parlent" et la thèse soutenant certaines formes de body art "je deviens ce que mon âme veut exprimer", fut-ce la souffrance (les suspensions par exemple) fait écho à pas mal de choses en moi.
Mais la question s'est posée des limites de l'art... L'art comme finalité sans fin - pourquoi pas et d'ailleurs d'une certaine façon cet "art pour l'art" peut être compris comme un contre-argument... bref... Il y a eu un défilé de miss SDF repris par un mouvement d'art contemporain en Belgique. Extrait d'un article sur Libération.fr :

Et ce jeudi soir, les médias se pressent à la Centrale électrique, lieu d’exposition d’art contemporain où le thème du moment est la «cruauté pour en finir avec la Belgique» (Libération du 19 mars). Le commissaire, Laurent d’Ursel, a trouvé opportun d’y organiser ce défilé comme une «performance» d’artistes : «Pourquoi les SDF ne participeraient-ils pas eux aussi à l’art contemporain ? Doit-on décider à leur place de ce qui est bon ou mauvais pour eux ?» argumente-t-il. «Et puis, avec Mathilde et Aline, on a trouvé un terrain d’entente : la démolition de la Belgique.»

Ces femmes sont consentntes, comme je crois l'étaient les SDF qui avaient accepté d'être exposés il y a quelques années. La démarche est ce qu'elle est - mais pourquoi pas ? En revanche, là où, à mon sens, une limite est atteinte est quand il y a souffrance non consentie, voire mort.
Il y a deux ans, Habacuc (Guillermo Vargas) a exposé un chien errant famélique dans une galerie, ia nterdit aux gens de le nourrir et l'a laissé mourir de faim. Cette histoire a fait scandale - d'autant qu'il est impossible de savoir s'il s'agit d'une vraie "oeuvre" (l'artiste a pris des photos où l'on voit ce chien enchaîné dans l'indifférence générale) ou d'un hoax, la galeriste ayant affirmé que le chien était en réalité nourri mais s'est échappé -bref, vous allez sur le net, vous tapez "Habacuc bargas" et vous tombez sur 4T d'articles...  En gros Habacuc voulait dénoncer la bêtise humaine qui s'offusque de la mort d'un chien alors que des milliers d'autres meurent dans les rues, et soffusquent de la mort d'un chien(répétition voulue) alors que des millions de gens crèvent dans le monde.
Pour moi, cette "oeuvre" n'est pas de l'art mais de la torture. Et, si c'est un fake au moins partiel, l'intention "l'art peut tout puisque cela dénonce/montre/ manifeste" est complètement aberrante - sauf si cela permet de questionner les limites de l'art... La question n'est pas animal ou humain, plus ou moins, je trouve ça par,faitement débile : ce n'est pas une histoire d'échelle de valeurs. Mais simplement une question d'éthique.
Dans un autre genre, Von Hagens, qui me faisait beaucoup rire avec sa tête de mort et son indécence - pareil, cherchez plastinisation et Von Hagens sur le net, en français ou en allemand c'est un vrai bonheur - me fait beaucoup moins rigoler depuis que j'ai appris la provenance de ses cadavres... Un petit article à lire ici....  Von Hagens recevrait la majorité de ses corps de Chine, a priori de gens qui n'avaient certainement pas demandé à en arriver là... des prisonniers dit-on. le dit-on est important, voici un article en lien.

Bref - ce ne sont que quelques écueils/ exemples - qui posent de toute façon d'autres questions - hors de l'art, je veux dire. Quelles sont les limites de l'art ? certes. Mais "l'abstraction conceptuelle permet-elle d'ignorer l'éthique ? "en est une autre, tout aussi intéressante... Et qui questionne cette fois non plus l'art, mais la philsophie et la science. (Quitte à rappeler que "Science sans consience n'est que ruine de l'âme." Une phrase devenue poncif dont on ferait peut-être bien de se souvenir).



Body Art ?
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Lundi 24 août 2009
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Pas grand-chose à raconter ce matin. J'en profite pour rendre disponible un texte que j'avais écrit l'an dernier sur le jeu de rôle. Je conseille, pour ceux que cela intéresse, L'histoire en jeu  (mais Fab vous en parlerait mieux que moi...

En 2004, quand les créateurs du jeu de rôles COPS dépouillèrent les résultats des élections municipales de Los Angeles auxquels les joueurs et meneurs de jeu avaient eu la possibilité de participer, ils furent très surpris de voir Kristin Lane, Amérindienne défendant un programme écologique et social sortir largement en tête, et non le candidat partisan d’une politique sécuritaire sur lequel les concepteurs de COPS avaient misé. Pourquoi ce choix ? Décision sentimentale de rôlistes trop sensibles au charme féminin, comme certains ont voulu le croire, ou expression d’une véritable volonté politique ? Il semble que, contrairement aux idées reçues, les rôlistes ne soient pas simplement une horde assoiffée de puissance et avide de formes féminines improbables, mais soient au contraire, par le média même des jeux, capables de questionnements, d’engagements – bref, dotés d’une conscience citoyenne et… humaine.

On ne saurait trop insister sur l’extrême difficulté pour un individu d’ériger la fidélité à ses propres convictions et sentiments en un principe moral qui l’emporte sur le devoir d’exécuter les ordres face à une éthique qui fait de cette obéissance non seulement un devoir mais une vertu – Michel Terestchenko

Ces propos de Michel Terestchenko, issus de son très bel essai Un si fragile vernis d’humanité, montrent que, quand bien même l’individu pense pouvoir s’opposer, au nom de sa propre humanité – sentiments, émotions, principes moraux -, au nom de ce qui pour lui est juste, à un pouvoir en place, cela n’est pas si facile, cela ne va pas de soi. Il y a certaines situations où résister, s’opposer à un ordre social, peut s’avérer un choix insurmontable, même si l’on s’en défend. Loin des circonstances dramatiques d’une réalité passée ou présente, les jeux de rôles permettent de faire la double expérience de la perte de soi ou, au contraire, de la résistance, fut-ce au prix de sa propre vie.

L5R, jeu créé et développé par AEG, propose d’incarner des samouraïs dans un Japon médiéval fantastique régi par le code du Bushido. Exemple-type d’une société où le devoir d’exécuter les ordres et d’obéir à son seigneur l’emporte sur les convictions personnelles et l’humanité, l’empire rokugani met souvent les joueurs – et le meneur – dans des positions où convictions intimes et devoir s’opposent, les seules issues étant le renoncement à leurs valeurs humaines ou la mort – seppuku ou mort sociale en devenant rônin. Même s’il s’agit de simulation, même si tous les participants ne sont pas impliqués au même degré dans l’interprétation de leur personnage, il n’en demeure pas moins que vivre une semblable épreuve permet de prendre conscience, du « fragile vernis d’humanité » qui est nôtre et de la barrière infime séparant les « héros » des « soldats » (qui ne font qu’exécuter les ordres).

Les dilemmes, à L5R, sont d’autant plus intéressants que les joueurs sont généralement des Occidentaux, dont les valeurs sont radicalement différentes de celles prônées dans le jeu. Et puis, il n’est pas si facile d’accepter de perdre la vie, l’honneur – les honneurs – aussi virtuels fussent-ils, pour une raison éthique. 

Le monde des ténèbres, développé depuis 1991 par White Wolf, et particulièrement Vampire – toutes versions confondues – pose la question de l’humanité. « Monstrueux nous sommes, pour ne pas devenir des monstres », devise des buveurs de sang de la Camarilla, exprime bien certains des principaux enjeux de Vampire, dans lequel les joueurs doivent être « monstrueux », non seulement pour éviter d’être les proies de la « Bête » qui les ronge, mais également pour nourrir leur âme, la maintenir éveillée, l’empêcher de se figer, de sombrer du côté de la mort.

A Vampire, comme d’ailleurs sous d’autres formes, dans les différents jeux qui composent le Monde des ténèbres, la question du « qui suis-je ? » - et du « que puis-je choisir de faire ? » est un  thème central.

Plus récent, Patient 13, aux éditions John Doe, plonge les joueurs dans l’univers sinistre d’un hôpital psychiatrique où, amnésiques, identifiés par leur seul matricule, leurs personnages devront survivre et avant tout comprendre qui ils sont, pourquoi ils sont là – tout en préservant leur humanité… Ou leur folie, c’est selon.

Quand on vit des événements aussi durs, les liens créés sont forts, le ressenti exacerbé. La haine, l’amitié et l’amour y sont décuplés. Les patients doivent apprendre à garder leur jardin secret et à protéger leurs sentiments s’ils ne veulent pas qu’un jour, on s’en serve contre eux.- Patient 13

Dans de nombreux jeux de rôles, en effet, joueurs et meneurs sont plongés dans des univers posant des problématiques politiques et – ou – écologiques certaines.

COPS avait pour but, dans sa conception d’origine, de montrer la frontière floue existant entre le bien et le mal, le flic et le gangsta qu’il traque. De même, l’un des aspects les plus intéressants du jeu – aspect de plus en plus apparent à mesure des saisons – était de confronter les personnages à un système de plus en plus bancal – et une justice de plus en plus difficile à appliquer aveuglément. Là encore, la question du choix – prendre ses responsabilités, décider de suivre ou non les ordres – est essentielle. Ce type de jeux permet de prendre conscience du monde qui nous entoure, le cadre du jeu questionnant le cadre de la réalité. Dans un domaine plus écologique, loin de l’archétype hélas trop souvent galvaudé du « loup-garou éco-terroriste », Loup-Garou , pose également des questions éthiques et écologiques, où les réponses sont assez complexes pour déclencher des conflits entre différentes tribus, mais aussi pousser les joueurs à réfléchir sur le devenir écologique de notre planète – ainsi que sur ce qui a été fait, d’un point de vue historique et politique, auparavant.  

D’autres jeux, qui mettent en scène des univers post-apocalyptiques, posent encore plus clairement des problématiques écologiques. Parmi eux, Polaris, Vermines qui décrit la France de 2037, territoire ravagé où l’homme a trouvé son prédateur. Et Tribe 8, OVNI mystique, fait surgir l’Apocalypse des idées, cauchemars et conflits de l’humanité. L’homme est responsable des monstres qu’il a engendrés – ou auquel il a permis de venir – comme il est responsable de l’émergence des divinités féminines, les Fatima, qui l’ont arraché aux camps dans lesquels il était torturé.

Comment la Fin est-elle arrivée, personne ne le sait. Était-ce une sorte d’apocalypse biblique, un genre de calamité naturelle, qui sait ? Mais en fin de compte, tout s’écroula […] J’ai entendu les Anciens débattre au sujet du genre biologique des Z’bri, de leur prétendue origine résultant du chaos et de l’entropie… - Tribe 8.

Aujourd’hui, en France, à côté d’univers plus classiques – ce qui n’est évidemment pas une critique – ou historiques, comme Te deum pour un massacre chez Matagot ou Praetoria Prima chez Icare, on assiste à la naissance d’univers plus engagés et plus axés sur des aspects psychologiques du jeu. Ainsi, Patient 13, déjà cité, met en scène des personnages privés d’identité au sein d’un hôpital ressemblant étrangement à un univers carcéral, voire, à l’univers carcéral décrit dans l’expérience de la prison de Stanford et Notre Tombeau (également chez John Doe) plonge des personnages mutilés dans le dédale infernal des souterrains parisiens. Project : Pelican (CDS éditions), est un jeu résolument engagé puisque, au-delà de l’aspect ludique, il dresse un portrait tragique de la vie dans les réserves amérindiennes. Les droits de Project : Pelican sont d’ailleurs reversés à l’association Pine Ridge Enfance Solidarité. Enfin, en termes de conscience et d’engagement, de nombreuses associations, soutenues par la FFJDR, s’investissent de plus en plus dans des actions réellement sociales et citoyennes (ateliers, interventions dans des écoles et des hôpitaux, voire dans des prisons).

Ainsi, loin des préjugés trop souvent galvaudés le limitant au trop célèbre PMT ou à la course à la toute puissance, le jeu de rôles est – et ce de plus en plus ouvertement - le lieu d’expression en lesquels les joueurs peuvent faire l’expérience de multiples possibles, et développer ainsi ce que nous pouvons appeler conscience politique, au sens large du terme.

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Jeudi 20 août 2009
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Eh oui... Dans le même blog - mais comme je n'aurai pas le temps de poster d'ici lundi... Bref. Je viens de terminer Manières noires, recueil de sept nouvelles fantastiques de Jean-Michel Calvez, paru en octobre dernier aux éditions ActuSF. Je n'avais pas eu le temps de lire l'intégralité des textes... C'est chose faite.



Manières noires est un recueil étrange, dérangeant parfois, sur la mort - les morts et leurs variations. Avec beaucoup de subtilité, d'humanité, Jean-Michel explore différentes facettes de la part d'ombre, de mystère et d'horreur que recèle cet obscur passage..; de l'autre côté. Comme l'écrit Lucie Chenu, dans sa préface : On ressent beaucoup ; on goûte. Jusqu'au titre qui fait référence à la gravure, au polar, ou, qui sait, à physique avec la "matière noire" , ces Manières noires sont infiniment variées. Je crains d'en défloréer les intrigues si je les raconte...
Moi aussi, en fait. Je ne puis que vous inviter à vous plonger dans ce petit bijou - noir, évidemment - et vous laisser toucher par la matière de l'écriture de jean-Michel et des émotions qu'elle suscite.
Pour clore cette mini - très mini mais très admirative - chronique, je reprendrai les mots de l'héroïne d'une nouvelle :  Même les morts on leur pudeur.

Cotillard, ensuite... Ceux qui me connaissent le savent, j'aime beaucoup le travail de Marion Cotillard et suis sa carrière d'actrice peut-être pas de très près mais en tous cas de manière régulière. Parmi les films que j'ai préféré d'elle : Les jolies choses et Jeux d'enfants... Le conte de Noël que l'on m'a commandé lui est dédié. il n'est pas très gai, ni très  féérique mais j'avais ces films en tête en l'écrivant.
Et, si vous avez l'occasion d'aller voir Public Ennemies, n'hésitez pas c'est un très bon film, et les comédiens crèvent l'écran. Les trois.

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Je lis - je regarde

Pour faire comme certaines amies bloggeuses de ma connaissance, j'inaugure en ce début janvier une rubrique "je lis - je regarde"...

Je lis :

- Enthousiasme, ivresse et mélancolie, de René Daval
- La fascination des vampires, de jean marigny



Je regarde :


The Corner




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LIENS UTILES

Réseau Education Sans Frontières.

Greenpeace France.

PETA France

WWF

30 Millions d'amis

Amnesty International

http://www.latelelibre.fr/
Des reportages, en général intéressants, à "coeur ouvert"...
http://www.rsf.org/
Reporters sans frontières... Ni censure
http://www.ldh-france.org/
La ligue des droits de l'homme - captial en ces temps houleux

Fourrure torture.
Les vidéo et les photos sont insoutenables mais s'il faut ça pour convaincre...
 Le site de l'association Sauve.
Sauve subsiste grâce au travail acharné de sa présidente, à une équipe de bénévoles et aussi graê aux dons des amis des chats, des parrains et marraines qui soutiennent l'asociation.






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