Une vraie fausse amnistie pour les comptes en Suisse. En gros, les très riches qui placent leur argent en Suisse et ne paient pas d'impôt ont jusqu'au 31 décembre pour réparer leur bourde. Parce que la fraude, c'est mal... bouuuuh. Du n'importe quoi sur la taxe carbone - les socialistes, Aubry en tête, font le jeu de l'UMP et disent non à une taxe qui, de notoriété européenne, contribue à assainir l'environnement.
Ci-dessous, un bout d'article de Greenpeace.
La crise climatique s'aggrave. Les émissions mondiales de gaz à effet de serre ne cessent d'augmenter. La Terre se réchauffe. Les calottes glacières fondent. Les catastrophes climatiques se font plus fréquentes, plus intenses. Les écosystèmes sont menacés et les réfugiés climatiques déjà une réalité. Notre planète se dérègle. C'est incontestable. Pour éviter que ces changements ne deviennent ingérables, la température moyenne mondiale ne doit pas augmenter de plus de 2°C d'ici la fin du siècle. Cela peut sembler loin, mais c'est maintenant que cela se décide. Pour atteindre cet objectif, il faut que nos émissions de gaz à effet de serre baissent dès 2015. C'est l'enjeu du sommet de Copenhague au mois de décembre. Les chefs d'Etat et de gouvernement du monde entier s'y retrouveront pour décider de la réduction des émissions de gaz à effet de serre après 2013. Greenpeace exige un accord ambitieux à la hauteur des enjeux. Les pays industrialisés doivent s'engager à réduire d'au moins 40% leurs émissions de gaz à effet de serre. Les pays en développement doivent être aidés pour ne pas répéter les erreurs des pays du Nord. Nous ne pouvons pas attendre. Il faut impérativement agir maintenant et changer nos modes de vies, nos façons de produire et consommer. Repousser les décisions à plus tard, c'est se condamner à subir des changements dramatiques. Notre planète ne pourrait plus répondre à nos besoins. Les équilibres politiques, économiques et sociaux seraient dangereusement bouleversés.
On - le gouvernement - annonce un mieux dans la gestion de la crise, ce qui permet de relancer une économie ultracapitaliste du point de vue des entreprises, alors que non, c'est la cata.
Et j'en passe...
Pour terminer, je copie-colle le soutien de Mediapart à La Reppublica... Liberté de presse en cause, et questions à un type qui est proche, si proche de certains hommes d'état ...
Silvio Berlusconi réclame un million d'euros de dommages et intérêts pour diffamation au quotidien La Repubblica qui lui a posé publiquement dix questions sur sa vie privée. Trois juristes, Franco Cordero, Stefano Rodotà et Gustavo Zagrebelsky, publient un appel pour la liberté de la presse, dont voici le texte.
Les questions adressées au président du Conseil ont suscité un intérêt non seulement en Italie mais dans la presse mondiale. Si l'on considère qu'elles ne sont que des figures rhétoriques parce qu'elles suggéreraient des réponses désagréables, il n'y a qu'un seul moyen de les démonter: y répondre plutôt que de tenter de faire taire celui qui les pose.
Au contraire, la voie empruntée est celle de l'intimidation à l'encontre de celui qui exerce le droit et le devoir de « chercher, recevoir et diffuser avec tous moyens d'expression, sans considération de frontières, les informations et les idées » comme l'indique la déclaration universelle des droits de l'homme de 1948 approuvée par le concert des nations à un moment où l'on se souvenait encore de ce qu'était l'information transformée en propagande sous les régimes illébéraux et antidémocratiques du siècle dernier.»
La pétition peut être signée ici
En solidarité avec le quotidien La Repubblica, Mediapart publie les questions posées chaque jour au président du Conseil italien:
- Quand avez-vous rencontré pour la première fois Mlle Letizia? Combien de fois l'avez-vous vue? Quand l'avez-vous rencontrée? Avez-vous jamais fréquenté, et fréquentez-vous toujours, des mineures?
- Quelle raison exacte vous a empêché de dire la vérité durant les deux derniers mois, vous conduisant à produire quatre versions de la façon dont vous avez rencontré Mlle Letizia avant deux aveux tardifs?
- Pensez-vous que le fait d'avoir récompensé des jeunes filles qui vous appelaient «Papi» en leur offrant des places sur des listes électorales et en leur promettant des responsabilités politiques pose un sérieux problème pour la démocratie italienne et pour votre pouvoir?
- Vous avez passé la nuit du 4 novembre 2008 avec une prostituée. Selon l'enquête des magistrats, des dizaines de call girls ont fréquenté votre résidence. Saviez-vous que ces femmes étaient des prostituées? Si vous ne le saviez pas, pouvez-vous fournir des garanties du fait que ces rencontres ne vous ont pas rendu vulnérable ou ne vous ont pas exposé au chantage — comme le montre, par exemple, les enregistrements produits par Patrizia D'Addario ou les photographies de Barbara Montereale?
- La flotte aérienne officielle a-t-elle été utilisée pour conduire ces invitées à vos résidences sans que vous soyez à bord?
- Etes-vous totalement sûr que vos relation n'ont pas compromis les affaires de l'Etat? Pouvez-vous assurer à ce pays et à ses alliés qu'aucune de ces femmes ne dispose de moyens de pressions qui pourraient affecter votre autonomie politique sur des affaires de politique interne ou internationale?
- Votre comportement entre en contradiction avec votre politique. Pourrez-vous encore prendre part au Jour de la famille ou promulguer une loi qui punit les clients des prostituées?
- Croyez-vous que vous pouvez toujours poser votre candidature pour devenir président de la République italienne? Et si ce n'est pas le cas, pensez-vous que quelqu'un qui n'est pas digne du Quirinal (le palais présidentiel) peut exercer les fonctions de premier ministre?
- Vous avez dit être victime d'un «complot subversif». Pouvez-vous garantir que vous n'avez jamais eu recours ou voulu utiliser les services secrets ou la police contre les témoins, les magistrats ou les journalistes?
- A la lumière de tout ce qui a été révélé ces deux derniers mois, quel est votre état de santé?



