Flashs et Scoops

Le Boudoir aux végétales, artbook d'estelle Valls de Gomis est en souscription jusqu'au 15 novembre sur le site de CDS éditions (coll. Collectionneur.)

Suite à sa conférence sur les vampires, Estelle Valls de Gomis a eu droit à un article dans La Dépêche : en lien de ce côté. j'en profite pour vous signaler son nouveau blog, consacré essentiellement à ses travaux d'illustratrice et écrivain : le petit monde de dextelle - par là.

Moins art nouveau, plus sexe, l'anthologie 69 est dispo en précommande sur le site des éditions Actu SF.







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Dimanche 15 novembre 2009
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Après une petite heure de ménage et un chat qui déteste l'aspirateur !

Du côté des livres :
- Noire Lagune :  en pleine correction du BAT pour une sortie en janvier... je suis plutôt très contente du résultat : vénitien, cohérent avec des personnages qui continuent à ne pas m'ennuyer - j'arrive même à pousser des petits cris stupides comme si ce n'était pas moi qui avais écrit le bouquin...
- La Marque de la bête : pour l'instant, de très bons échos de différents lecteurs, adultes et adolescents,  et une très jolie critique sur le site des Chroniques de l'imaginaire lisible sur ce lien. Ce qui me fait bien plaisir pour ce roman qui me tient à coeur.
- Croquemitaines : Fabien peaufine les dernières illustrations, de mon côté j'affûte ma plume (enfin, mon clavier) pour un quatrième de couv' accrocheur (mais ce sont les illustrations qui font tout), un livre illustré pour enfants... et adultes dont je suis particulièrement fière, comme je l'ai dit - et j'assume mon radotage : les illustrations de fabien sont superbes, originales, croquignolettes... Plus de détails dès que la date de sortie est confirmée!

Du côté de CDS éditions :

- Nous préparons le Salon de l'autre livre (20 au 22 novembre prochain) : tous les renseignements "pysiques" sur ce lien. Durant ces trois jours, qui marqueront la sortie officielle de l'artbook d'Estelle valls de Gomis, Le Boudoir aux végétales, nous accueillerons sur le stand plusieurs auteurs : Nicolas Cluzeau, Maëlig Duval et M.B. Cras ainsi que Jijicé, le talentueux illustrateur de Des Vierges et des tombeaux.

Du côté de l'avenir :
Là, maintenant tout de suite je vais aller grignoter un truc...

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Lundi 9 novembre 2009
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Hier, fin d'après-midi, Fabien et moi patons vers Bastille. Histoire de prendre l'air. Comme on est très "chats" tous les deux, on passe devant les mêmes boutiques. On entre chez où j'ai mes habitudes vestimentaires, et on discute un peu avec la vendeuse. La boutique est très bien située, marche plutôt bien même si les chiffres d'affaires ont diminué mais les vendeuses craignent pour leur poste. "On n'est pas à l'abri. Si ça ne marche pas assez..." Ce qui me rappelle d'ailleurs ce que m'a dit un ami lors d'un déjeuner l'autre jour sur certains gros groupes d'édition qui virent les bouquins qui ne font pas "5 000", "10 000" ou "50 000" ventes (c'est selon) et s'étonnent de ne plus avoir de fond. Bref. Je n'ai pas encore regardé le documentaire  La mise à mort du travail mais ça ne saurait tarder. Et j'ai lu ce matin les articles de Médiapart consacrés à la souffrance au travail : la ministre a envoyé une lettre à différents chefs d'entreprise dont l'état est actionnaire. Ci-dessous des extraits via Médiapart :

«Les événements tragiques qui se sont produits au cours des dernières semaines chez France Télécom ont amené le Gouvernement à réagir promptement et vigoureusement [...] Je vous demande, de la même manière, de veiller tout particulièrement à la politique de votre entreprise en matière de gestion et d'accompagnement des salariés.» «Je souhaite en effet que les entreprises dans lesquelles l'Etat est actionnaire soient exemplaires [...] Tout effort d'adaptation qui serait nécessaire pour renforcer la compétitivité de votre entreprise doit impérativement être mené dans le cadre d'une stratégie durable d'accompagnement humain.» Et la ministre de demander des précisions sur la façon dont l'entreprise anticipe ses mutations, ainsi que «l'existence d'éventuels dispositifs de détection et de prévention des situations de détresse ou de fragilité».


A quoi va servir ce courrier? Le ministère de l'économie, sollicité à de très nombreuses reprises, n'a pas retourné notre appel. Pour lire l'intégralité de l'article c'est de ce côté.

J'ai prolongé un peu avec des articles sur les suicides d'employés, en particulier celui qui a eu lieu en été, à France télécom. Voici deux extraits de l'article :

Dans la nuit du 13 au 14 juillet, Michel D. s'est suicidé. Michel D. était cadre chez France Télécom, sur le site de Réattu, à Marseille. Il avait 51 ans. En guise d'adieu, il a laissé une lettre d'une écriture fragile, raturée à de multiples endroits, datée du jour même. La lire était si éprouvant que ses collègues ont préféré la retranscrire sur ordinateur. Michel avait précisé, dans l'en-tête, que cette lettre devait être diffusée à ses «collègues de travail et aux délégués du personnel». Dans ce document d'une page, l'homme prend soin d'expliquer son geste: «Je me suicide à cause de mon travail à France Télécom, écrit-il en soulignant la deuxième partie de la phrase. C’est la seule cause. Urgence permanente, surcharge de travail, absence de formation, désorganisation totale de l’entreprise. Management par la terreur ! Cela m’a totalement désorganisé et perturbé. Je suis devenu une épave, il vaut mieux en finir.» Méthodique, il prend soin de démentir, par avance, les probables supputations que l'on ne manquera pas de faire pour tenter d'expliquer son geste : «Je sais que beaucoup de personnes vont dire qu’il y a d’autres causes que le travail (je suis seul, non marié, sans enfant, etc.). Certains sous-entendent aussi que je n’acceptais pas de vieillir. Mais non, avec tout ça je me suis toujours bien débrouillé. C’est bien le travail l’unique cause.» Michel est mort le 14 juillet. Depuis, d'autres collègues de France Télécom ont mis fin à leurs jours à Besançon, à Paris, à Annecy. D'autres ont tenté de le faire, à Troyes, et quelques jours après Michel, un collègue lyonnais qui travaillait dans la même unité. Cette série sans précédent de drames a mis en lumière la gestion des hommes dans l'ex-entreprise publique, détenue seulement à 27% par l'Etat désormais. Management musclé, admet la direction, qui vient de sacrifier le numéro deux du groupe, l'homme chargé des opérations. «Management par la terreur», accuse Michel dans sa lettre.

Il y a quelques années, Réattu appartenait à la pépite du groupe, Orange, la filiale de téléphonie mobile. «C'était la période faste, l'ambiance était chaleureuse, on faisait des barbecues, on se voyait pas mal en dehors du bureau, un peu comme une famille», raconte Anne-Marie Lucchetti. Cet âge d'or a pris fin en 2005, dit-elle, quand la filiale a été absorbée. «On a intégré France Télécom, ses restrictions budgétaires et ses restructurations permanentes. Peu à peu, tout ce lien social s'est brisé. On n'a plus eu de fête. Les ressources humaines, ça passait par Internet désormais. On a peu à peu individualisé les salariés, chacun devant son ordinateur.»


L'intégralité de l'article se lit par ici. Médiapart toujours.

Autour de moi, à différents degrés et quel que soit le type d'entreprise finalement, on me rapporte les mes choses : salariés isolés ou déshumanisés, "tu as déjà de la chance d'avoir un boulot", "il y en a dix qui attendent pour prendre ta place", "on n'a pas atteint nos objectifs" (à la question : pourquoi n'a-t-on pas d'augmentation puisqu'on a fait  Nmillions de bénéfices, soit 10% de plus que l'an dernier ? ), des gens sous surveillance, un management incompétent mais là par copinage ou pour "faire du chiffre", auquel on sert des stages de communication à gogo pour mieux manipuler les salariés (un peu quand même...), du harcèlement aussi - un exemple, encore trouvé sur Médiapart :

Plusieurs messages électroniques échangés avec ses supérieurs, dont Mediapart a pu prendre connaissance, attestent que les relations avec sa hiérarchie d'alors étaient tendues. Le 20 janvier 2009, le cadre évoque, dans un mail adressé à un responsable de son service, les «discours agressifs excessivement habituels de ta part». Le 30 janvier, il écrit à ce même responsable : «Tes relances incessantes auprès de XX et de XX [deux personnes chargées du suivi des absences, ndlr], ainsi que tes mails me demandant heure par heure, jour par jour et souvent une ou deux semaines après ma position géographique dans la société ne relèvent pas d'un contrôle objectif d'un manager mais d'une traque incessante, alors merci de ne plus me répondre qu'il suffit de répondre à tes mails qui se multiplient à une vitesse vertigineuse.» Dans un autre message envoyé le même jour, il évoque de la part de ce même manager un comportement «excessivement intrusif». Le 3 février, alors qu'il est en arrêt maladie, il demande des explications au sujet d'un retrait de 1000 euros sur sa paie : «Pourriez-vous m'expliquer pourquoi je n'ai pas été prévenu de cette initiative me privant de 40% de mes revenus sans préavis? Je ne vais pas pouvoir éviter une interdiction bancaire et vous devrez répondre de ce préjudice que vous me faites subir devant les autorités compétentes, j'ai deux enfants à charge, je ne dispose pas d'autres revenus que ceux de mon travail au sein de GDF Suez (...) De toute façon, tout ceci n'est que l'énième manifestation du harcèlement moral dont je fais l'objet depuis plusieurs mois et qui me conduit à développer les symptômes anxio dépressifs réactionnels et me prive de ce qui m'a toujours fait avancer, ma force de travail.» Le 5 février, Samuel L. se confie dans un message électronique envoyé à un élu syndical. Dans ce message, il aborde son éventuelle convocation devant le conseil de discipline: «Je veux simplement évoquer les conditions particulièrement difficiles de ma vie perso et pro actuelle et parler des désordres qui m'ont amené pour la première fois de ma vie à être arrêté par un médecin pour des problèmes de dépression avec un libellé éloquent : symptômes anxio dépressifs réactionnels, on sait tous les trois ce qui me fait aussi mal vivre la situation. Par contre, il faut absolument que je trouve une porte de sortie car je ne peux pas retourner dans ce service.»

L'intégralité de l'article se lit par là.

Je ne suis pas directement concernée par la question, je veux dire par là qu'écrire chez soi dans son bureau est   moins stressant que subir un patron et des collègues toute la journée (même si le stress, la pression, etc. ne sont parfoispas évités). Mais mes proches le sont - à différents degrés, à qui l'on fait bien sentir qu'un "4/5ème  de temps de travail", c'est un "privilège" (alors que c'est un choix), ou encore à qui l'on fait miroiter l'esprit grande famille  (sous-entendu : si tu bosses 40/50h c'est normal, pour la famille et les amis"), ou des gens à qui l'on parle de politique de dégraissage, etc. La médecine du travail, pieds et poings liés par l'employeur, est souvent impuissante, puisque c'est le système lui-même (politique de l'actionnaire, déshumanisation totale des employés considérés comme des entités remplaçables, à la merci d'un licenciement de plus en plus à l'américaine) qui devrait être changé... mais quand on se dit que l'ultime solution pour être entendu - à peu près - c'est le suicide (puisque la grève est décriée, les manifs ne servent à rien, etc.) on se dit qu'il y a du boulot.

En conlusion...
J'avais écrit, l'an dernier, une nouvelle ouvertement marxiste pour Boules de Feu  et droits sociaux, un AT pour une anthologie qui aujourd'hui est en standby. Pas nécessairement très tendre, mais voilà...
Je vous en livre quelques extraits aujourd'hui (l'intégralité sera lisible dans l'anthologie) :

Les forges du Démiurge

Je suis méchant, malhonnête, dépourvu de scrupules, sans esprit mais l’argent est vénéré, aussi le suis-je de même, moi, son possesseur […] Moi qui puis avoir, grâce à l’argent, tout ce que désir un cœur humain, ne suis-je pas en possession de toutes les facultés humaines ? Karl Marx

Rien ne se perd. Rien ne se gagne. Tout se transforme. Anaxagore.

Hier, on a enterré Argos. Cela m’a fait bizarre, de le voir ainsi, enveloppé dans ce suaire couleur de cendres. Lui qui avait, des années durant, dominé les nôtres d’une bonne tête, paraissait faible et chétif. Pitoyable. Je n’ai pas vu le visage du mort, mais j’ai entendu ma mère et Macris en parler. Selon eux, ses traits creusés par l’épuisement, sillonnés de rides trop précoces, étaient ceux d’un vieillard souffreteux - et non d’un Titan. Argos est mort pour sa femme et ses fils, donnant sa vie pour assurer leur maigre pitance et leur épargner l’enfer des Galeries, les mines du Tartare. Comme beaucoup d’entre nous, il a épuisé son énergie vitale, espérant qu’un jour peut-être, le feu qui s’écoulait de son être se métamorphoserait en or. Le forgeron s’est trompé. Tous, se sont trompés. Et sa famille n’a plus rien. Sa veuve a versé jusqu’au dernier drachme pour les funérailles. Mais, sans ce sacrifice, l’âme d’Argos n’aurait jamais pu trouver la paix. Macris a proposé de les accueillir quelques temps en sa demeure. Hélas, c’est provisoire. Les Titans ne parviennent même pas à subvenir décemment aux besoins de leur famille. Comment pourraient-ils venir en aide aux voisins ? Aujourd’hui, les cadavres s’accumulent dans les fosses communes et alimentent les feux des Forges. Et nul n’a la force de se révolter.
[...]
Endoctrinés par le Démiurge, modelés par les Administrateurs, leurs lois et leurs décrets, les Titans, peu à peu ont été dépouillés de leur âme, de leur cœur, de leur créativité. Travailler plus, toujours plus pour satisfaire aux demandes de leurs supérieurs ; investir plus, toujours plus, dans les fonderies – « se dépouiller d’un rien pour gagner gros » ; et crever plus, toujours plus, en essayant d’épargner aux siens une existence de misère. Les cadavres disparaissent par groupes de cinq, six chaque jour. Les forgerons sont de moins en moins nombreux – et les survivants n’ont d’autre choix que prendre la place des morts. « Comment avons-nous pu laisser faire ? » La question est sur toutes les lèvres, se lit dans tous les regards. Mais au fond de ces prunelles où les dernières étincelles d’énergie finissent de s’éteindre, je crains qu’il n’y ait plus que la résignation. Hier, on a enterré Argos, le plus fort d’entre les Titans. Ce matin, les Administrateurs sont venus nous voir. Ils ont rassemblé les femmes, les vieillards, les enfants. Ils ont parlé, longuement. Ils ont expliqué que les Forges avaient besoin de sang neuf. Ils ont dit, aussi, qu’il y avait tant de demandes que le Démiurge avait décidé d’investir dans des installations plus imposantes, plus productives, encore. Cela coûtait de l’argent. Beaucoup d’argent. Il fallait donc se préparer à faire quelques sacrifices. Payer plus de taxes. Mettre au plus vite les enfants au travail. Et se séparer des bouches inutiles. L’assemblée a baissé la tête. L’assemblée n’a pas résisté.




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Samedi 7 novembre 2009
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Les sanglots longs des violons de l'automne - pourtant ma saison préférée - blessent mon coeur d'une langueur montotone... Enfion, plutôt morose et grognon. Le genre tout à fait assorti au temps grisâtre du week-end, dont je devrai pourtant profiter puisque je JOUE - samedi béni et sacré consacré au JDR - mais non. Il a suffi d'un truc à la noix, d'un infime petit machin bénin pour que - entrainée par une espèce de masochisme narcissique et débile - j'enchaîne les "personne ne m'aime, j'suis une victime, personne ne m'aime, j'suis une victime" (petit côté tatac-tatoum des trains, non ?) et ce de manière complètement irrationnelle.
En gros : je me suis laissée rattraper, avaler, bouffer et digérer par le blues de l'écrivain/ l'artiste / le tatoueur et la protituée(merci Justine! "écrivain/ tatoueur/ prostituée même combat et elle a bien raison) ) "bouhouhouh je n'existe pas", ce doublé bien sûr d'un "et si c'était nul ?" (plutôt positif, finalement, rien de pire que les certitudes).
Bref, ajouté à cela diverses petites déceptions (plus de l'ordre "merde, c'est la vraie vie") sans importance, je me suis donc lentement laissé glisser sur la pente dangereuse de l'aigreur. Etat d'esprit qui m'insupporte au plus haut point. Forcément, cela n'a pas arrangé mon humeur.

ATTENTION! CE QUI SUIT EST DE LA PUB EHONTEE!!!

Comme ça me gonfle prodigieusement d'être dans cet état, et que je n'ai aucune envie de prendre dix kilos en ingurgitant uen tablette de chocolat, je me suis noyée dans du Lush!!!


... Et ça va beaucoup mieux!
Allez, je vais aller torturer mes joueurs... Bon week-end!
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Mercredi 4 novembre 2009
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Rien à voir avec le générique de Weeds. Quoi que - en fait, si... les petites boîtes, ce sont celles dans lesquelles on - on indéfini et aussi vaste que le monde - nous case pour un oui, pour un non, qui nous étouffent et qui nous rassurent. Et ça commence très tôt : tu ressembles à Cousin Machin, Tante Pétunia et j'en passe, l'important étant d'être mis dans la boîte "plutôt du côté de" ou "de la branche truc" (ce qui engendre modèles et traumatismes en tous genres, ouvrant eux aussi des portes sur des petites cases). Ca continue - collège, lycée, amis, ennemis, clans, bandes et cie - pour aboutir dans les étiquetages qui nous intéressent : profession, enfants, profession surtout. Et au sein de cette profession - artistique en général(un peintre est un VRAI artiste, un illustrateur... Ben c'est mignon quoi... cf. la vie de ce pauvre mais si talentueux Barbier ) - littéraire en particulier, il y a encore tout un tas de petites boîtes, étiquettes et classements. Quand on écrit, et que l'on est plus particulièrement tourné vers les genres de l'imaginaire, on est tôt ou tard confronté à ça :
"Et t'écris quoi ?" "Ben... de la fantasy, du fantastique"(et on se rend compte soudain qu'on prend un ton d'excuse alors que... c'est ce qu'on AIME bordel!) "Ah... Bon... Bon... Et tu crois que ça pourrait plaire à mon fils/ ma fille / mon kangourou (pourquoi pas, hein ?)" "Ca dépend de l'âge... " (on le sent venir gros comme une maison) "Douze ans". "Euh écoute, justement, les gamins dans mon livre, ils se font un peu malmener tu vois, ça risque d'être violent." "Je croyais que c'était des livres pour enfants ?" Là, on se sent soudain très seul.
Et si l'on reprend depuis le début : "Et t'écris quoi ? " "Ben, des livres pour enfants" (moins gênée, parce que "enfant" est un mot moins sale qu "imaginaire"). "Ah... Et... tu ne veux pas essayer d'écrire pour les adultes, un jour ?"
Sous-entendu : "Dis, quand est-ce que tu écris un vrai roman ?"
J'en reviens aux petites boîtes. "C'est un écrivain MAIS elle écrit des romans jeunesse/ fantasy/ fantastique". Classement, étiquetage. Etiquetage véhiculé au sein même de la profession - et si possible en négatif : l'imaginaire, c'est du sous-genre, le polar historique, ce n'est pas du vrai polar, la fantasy c'est pas écrit... Marre des étiquettes, se dit-on. J'écris parce que c'est comme ça, parce que je ne peux pas faire autrement, leurs classements commencent à m'étouffer je veux sortir de là... SOS.



La question qui se pose, à ce moment-là, c'est : c'est super, ma cocotte (ou mon coco mais bon, en l'occurence je suis une fille qui aime Lush donc, cocotte) mais pourquoi ? Et est-ce une raison pour cracher dans la soupe (je n'en suis pas encore là, j'aime la soupe avec de la crème fraîche, pas de la salive) ou m'excuser d'écrire... ou offrir mes bouquins à des amis qui de toute façon n'en ont rien à f... tant que je n'écrirai pas ce fameux VRAI roman...  Mais ça, j'ai arrêté en fait... Ou crier SOS dans le désert sans même un chtit scorpion mignon pour entendre ? Est-ce que tu n'es pas en train 1/ de te prendre la tête pour des choses qui n'en valent pas la peine ; 2/ te mettre toi-même dans une petite boîte ?
Plus ce post progresse, plus je me rends compte qu'il a des airs de coming out littéraire. Puisqu'il faut des boîtes, des étiquettes, allons-y - c'est vrai, j'écris des romans de fantasy, du fantastique et des polars historiques. Voire, tout récemment, un polar fantastique. Et j'aime ce que je fais. La fantasy, c'est vrai que j'en lis beaucoup moins qu'avant, en gros les romans des copains et quelques anglo-saxons de temps en temps. Le fantastique, c'est tout pareil. Mais ce n'est pas parce que c'est nul, sous-genre, ni par snobisme (je suis snob, mais plutôt au niveau des chaussures et des fringues), simplement parce que je n'ai plus vraiment le temps : j'en écris. Mais quand je découvre un roman de Justine Niogret (attendez quelques semaines et jetez-vous sur Chien du heaume), de Fabien Clavel, de Nicolas Cluzeau ou de  Laurent Kloetzer, ça fait un bien fou et C'EST DE LA LITTERATURE. c'est même, à mon sens, l'un des domaines où l'on est le plus libre d'écrire justement et d'explorer différentes facettes de l'écriture, où l'on peut traiter un nombre assez infini de sujets...
Finalement, l'imaginaire est ce qui fait exploser les petites boîtes. Et en contient une infinité (cf. Villetaneuse où le roman historique devenait littérature de l'imaginaire).

Promis, plus jamais je ne prendrai un air gêné pour dire : fantasy, fantastique, jeunesse, historique, imaginaire... Vie ?



Et je termine par une autre boîte... A diffuser largement. En plus, il y a Marion Cotillard dedans.



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Mardi 3 novembre 2009
- Ecrire un commentaire - Par charlotte
Entre les expulsions, violentes, scandaleuses et inhumaines, les pseudo-questions d'identité nationale qui vont avec, les changements climatiques et l'urgence que cela engendre face à l'inertie des gouvernements, la plupart plus préoccupés par le soutien des lobbys et actionnaires que par la survie de la planète, les conséquences animalières de tout ça (EVE, labos, etc.), les conditions de travail de plus en plus difficiles - voire inhumaines - des gens ("mais t'as un travail, tu devrais être content-e-"), la politique sécuritaire (ultra-sécuritaire devrais-je dire), les libertés d'expression de plus en plus restreintes(mais piano piano, histoire de ne pas faire de vaugues), les milices citoyennes, les SDF... Je ne sais plus quoi dire, quoi écrire ce matin. Envie de baisser les bras, envie de tout casser.
Effort remarquable : je vais me contenter de passer l'aspirateur.
Et de mettre quelques liens.

Vers un article de Greenpeace sur les négociations de Barcelone,préambule au sommet de Copenhague : par ici. Un extrait ci-dessous :
Barcelone accueille cette semaine la dernière session de négociations avant le sommet international sur le climat qui s’ouvrira le 7 décembre à Copenhague. A cette occasion, nos activistes ont déployé sur la cathédrale de la Sagrada Familia des banderoles appelant à sauver le climat. Malgré le peu d’avancées obtenues jusqu’à présent, cette action est une façon pour nous de rappeller qu’il est encore temps de trouver un accord à la hauteur des enjeux climatiques. Ce qui manque, c’est la volonté politique, en particulier de la part des Etats-Unis. De son côté, la semaine dernière, l’Union Européenne s’est montrée bien timide sur la question de l’aide à apporter aux pays en développement pour faire face aux changements climatiques en cours.

Vers un autre article de Greenpeace, sur les OGM cette fois. De ce côté. Et un petit extrait qui donne faim.

Au 2 octobre, des produits contaminés ont été repérés dans une trentaine de pays, dont la France. Ce lin OGM (appelé FP 967 ou Triffid) a été génétiquement modifié afin de résister à un herbicide et contient trois gènes résistants aux antibiotiques. Il est interdit sur le territoire de l’Union Européenne et provient du Canada, où sa culture commerciale est également illégale. Malgré ces interdictions, on le retrouve dans des produits alimentaires. Greenpeace demande donc au gouvernement français de se saisir du dossier et de faire plus de tests sur le lin en provenance du Canada. Il faut également que l’Union Européenne suspende toute importation de lin canadien tant que le risque de contamination n’est pas définitivement écarté.

Vers un article de Médiapart sur les violences et les expulsions : par là. Et un extrait ci-dessous.
Le parcours conduisant un étranger en CRA et aboutissant, éventuellement, à un retour contraint, est marqué par une «violence institutionnalisée», selon l'association. Par rapport aux autres pays de l'Union européenne, la France «a longtemps fait figure, sinon de modèle, du moins de cadre encore relativement préservé pour la protection des droits fondamentaux des migrants», rappelle-t-elle. Mais depuis 2003, la rétention administrative s'est «banalisée», conséquence, notamment, de la suractivité policière en matière d'infractions liées au séjour des étrangers et de l'augmentation du nombre de places en rétention. Un nouveau centre («Mesnil-Amelot II») de 240 places, pour lequel 50 millions d'euros ont été dépensés, devrait entrer en activité au début 2010. «Son système de surveillance et de cloisonnement ultra-moderne, son espace spécial pour l'enfermement de familles et d'enfants, ses caméras, ses barbelés, etc.» en font «un véritable camp d'internement administratif qui accueillera prochainement plus d'étrangers qu'il n'y a d'électeurs dans cette petite commune de Seine-et-Marne.»

Vers une vidéo de la Cimade de Nîmes et une pétition à signer pour la régularisation des réfugiés afghans évacués de la "jungle de Calais". Ci-dessous pour les deux.


Un extrait du texte de la pétition :
Nous signataires de la présente pétition, dénonçons vivement le non-respect du droit d'asile et des droits fondamentaux de ces migrants. Empêcher ces Afghans de demander l'asile dans des conditions normales : C'est, les priver des conditions d’accueil décentes qui devraient leur être garanties et les mettre en situation d'échec. C’est les renvoyer vers les passeurs de la « jungle », C'est préparer leur expulsion vers un pays en guerre et en pleine insécurité.


Le lien vers la pétition, donc : par là.



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Je lis - je regarde

Pour faire comme certaines amies bloggeuses de ma connaissance, j'inaugure en ce début janvier une rubrique "je lis - je regarde"...

Je lis :

- Enthousiasme, ivresse et mélancolie, de René Daval
- La fascination des vampires, de Jean Marigny
- Homo Vampiris, de Fabien Clavel



Je regarde :


X-Files 8




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LIENS UTILES

Réseau Education Sans Frontières.

Greenpeace France.

PETA France

WWF

30 Millions d'amis

Amnesty International

http://www.latelelibre.fr/
Des reportages, en général intéressants, à "coeur ouvert"...
http://www.rsf.org/
Reporters sans frontières... Ni censure
http://www.ldh-france.org/
La ligue des droits de l'homme - captial en ces temps houleux

Fourrure torture.
Les vidéo et les photos sont insoutenables mais s'il faut ça pour convaincre...
 Le site de l'association Sauve.
Sauve subsiste grâce au travail acharné de sa présidente, à une équipe de bénévoles et aussi graê aux dons des amis des chats, des parrains et marraines qui soutiennent l'asociation.






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