Je fais de la revue de presse.
PARIS (AFP) - Le ministre de l'Immigration, Brice Hortefeux, a demandé au préfet de Seine-et-Marne d'interdire la manifestation prévue samedi devant le centre de
rétention du Mesnil-Amelot, a-t-il annoncé mardi devant la presse à l'issue d'une réunion avec les responsables policiers.
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Une manifestation de soutien aux sans papiers était prévue samedi devant le centre de rétention administrative (CRA) du Mesnil-Amelot (Seine-et-Marne), à la suite de l'incendie qui avait éclaté
dans le CRA le 2 août dernier.
Brice Hortefeux a aussi demandé à l'ensemble des forces de sécurité d'"être extrêmement vigilantes sur les agissements des groupuscules" devant les CRA.
Concernant l'interdiction de la manifestation prévue samedi, il a jugé qu'il y avait "un risque important de trouble à l'ordre public". "L'Etat ne cédera pas, il y a eu des destructions
partielles de CRA qui auraient pu mettre en cause des vies humaines", a-t-il ajouté.
Il a confirmé avoir saisi le garde des Sceaux "des agissements d'une association dont le mot d'ordre est de brûler les centres de rétention".
Le ministre a expliqué s'appuyer, pour cette accusation, sur les déclarations de Rodolphe Nettier, membre du groupe du groupe d'extrême gauche "SOS Soutien aux sans papiers", publiées lundi matin
dans un quotidien.
"Il s'agit d'une provocation inacceptable", a jugé M. Hortefeux.
Ce qui est inacceptable, c'est l'interdiction de manifester sous un prétexte fallacieux! ce qui est inacceptable, c'est d'interdire de soutenir les sans-papiers contre une politique contraire aux
droits de l'homme. Ce qui est inacceptable, c'est qu'on puisse tenir ces propos, avoire cette politique et continuer à se regarder en face dans une glace.
Je vous joins un communiqué de solidarité RESF.
Après Vincennes, le Mesnil-Amelot : les détenus n'en peuvent plus d'être enfermés dans la peur permanente de l'expulsion, durement réprimés dès qu'ils font valoir
leurs droits élémentaires.
Des personnes et des collectifs divers, des associations reconnues se font l'écho du désarroi profond confinant au désespoir des étrangers prisonniers pour défaut de papiers. Ils essayent de
faire connaître leur voix à l'extérieur et de leur transmettre en retour une solidarité humaine fondamentale.
Tous ceux qui luttent au quotidien contre le déchirement des familles, la destruction des individus par un retour brutal et proprement invivable se situent loin des polémiques de politiciens qui,
au mépris de toute humanité, agitent la peur des étranger et de ceux qui les soutiennent. Même si, l'actualité l'a montré, dans les écoles, les quartiers et les entreprises, la solidarité
l'emporte souvent sur la xénophobie.
Cette solidarité, nous l'affirmons avec les détenus et tous ceux qui les aident, contre ceux qui provoquent drames et révoltes, contre les incendiaires au pouvoir.
... Et vous rappelle l'existence de cette carte postale du petit
Beslan. A commander - 10 euro les 100 cartes...
Ou télécharger.
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Lundi, la 17ème conférence mondiale sur le sida s'est ouverte à Mexico. objectif : la prévention avant tout car près de 3 millions de nouveaux cas ont
été enregistrés l'an dernier. L'autre axe fort sera évidemment la recherche de nouveaux médicaments pour lutter contre ce virus. Je cite ici un extrait du journal Ouest-France :
"Des médicaments pour réaliser nos rêves"
Debout, les 5000 personnes présentes ont applaudi plusieurs minutes Karen Dunaway Gonzalez, la jeune hondurienne de 12 ans séropositive, venue leur demander au nom des 33 millions de séropositifs
dans le monde, des médicaments, d'être acceptés dans les écoles et de ne pas être discriminés. "Beaucoup d'entre nous voulons être médecin, instituteurs. Je veux être chanteuse, mais réaliser ces
rêves ne sera possible que si les médicaments sont garantis, que si l'on nous accepte dans les centres éducatifs et que si l'on nous laisse grandir sans violence, stigmatisation ou
discrimination", a-t-elle lancé.Moins de gens meurent
Peter Piot, directeur exécutif de l'Onusida, qui gère le programme de l'Onu sur la pandémie, a pris le relais, citant Bob Marley, le poing levé : "N'abandonnez jamais le combat !". "Nous entrons
dans une nouvelle phase, parce que nous avons maintenant des résultats sur une grande échelle", a-t-il déclaré. "Pour la première fois, moins de gens meurent du sida, et moins de gens sont
infectés". Mais, la fin du sida n'est pas en vue.
Effort plus important requis
Le secrétaire général des Nations unies Ban Ki-moon a admis qu'"un effort plus important est requis", affirmant que "les budgets devront considérablement augmenter au cours des prochaines
décennies. Comptez sur moi, je travaillerai à mobiliser les fonds, et à ce que le sida reste une priorité pour les Nations unies", a-t-il affirmé.
Enfin le président mexicain Felipe Calderon a été ovationné quand il a annoncé que son gouvernement fournirait gratuitement les médicaments antirétroviraux au séropositifs et qu'il autorisera
progressivement les laboratoires pharmaceutiques étrangers à commercialiser leurs médicaments au Mexique, même s'ils n'y ont pas d'unités de production, une obligation jusqu'à ce jour pour vendre
ces produits au Mexique.
Pas de discrimination. Poursuivre la lutte et les recherches. Mobiliser les fonds. Fournir des médicaments.
Ce que nous devons faire, effectivement.
Et ce que la France ne fait pas.
D'abord, il y a les JO. Important, les JO. Soutenir les investissements en Chine (et ignorer le travail des enfants là-bas, et le génocide tibétain aussi tant qu'on y est). Plus important
qu'aller soutenir "ces gens -là". Et puis, ça ne colle pas non plus avec EDVIGE (fichage systématique des malades - militants! ie : inscrits à une association - atteints du SIDA entre
autres...). Et encore moins avec les décisions prises en matière de santé : plus de remboursement des maladies longues durée.
Le gouvernement, d'une certaine manière, est cohérent, non ?
Ce qui est marrant, en revanche, c'est que le Mexique est l'invité d'honneur du Salon du Livre 2009. Cela signifie-t-il que le salon sera fermé à tout ce qui n'est pas conforme à la politique
actuelle ? la révolution ? Les artistes comme frida ou la grande Chavala Vargas ? les drames du Chihuahua, les révoltes du Chiapas seront elles passées sous silence ?
On est en droit de s'interroger, non ?
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Que ce soit sur le champ de bataille, dans le cœur des hommes,
Ou bien sur les rives du Styx, dans l'esprit nostalgique d'une jeune femme,
Que ce soit chez "ces Autres" pendant la guerre où la violence fait rage,
Ou encore dans l'innocence d'enfants à la jeunesse perdue,
Le bruit de l'orage martèle et résonne toujours plus fort..
Et toujours, le bruit de l'orage, est le premier
recueil de nouvelles de Justine Niogret. Connue pour ses textes incisifs et âpres, tels l'excellent Les Autres paru dans la revue Monk n°1 et que l'on retrouve ici, Justine Niogret offre
ici à ses lecteurs quatorze récits oscillant entre l'étrange nostlagique et l'horreur, à la limite de l'insoutenable.
Et c'est l'écriture très particulière de Justine qui donne le ton. Si elle abuse, un peu, parfois, des répétitions, si certains textes auraient peut-être demandé un peu de retravail, il n'en
demeure pas moins que sa plume est d'une grande force et donne le rythme - le martèlement - de ses écrits. Le vocabulaire employé, très sensitif, contribue également à créer une atmosphère
singulière et signer, d'une certaine manière autant que le nom, chaque nouvelle de Justine.
Je pense que chaque lecteur trouvera dans Et toujours le bruit de l'orage sa favorite - ou du moins, c'elle qui le marquera le plus. Pour moi, il s'agit de "échanson, je boirai même ta
colère", une descente dans un enfer de chair - si c'est bien cela - et de bestialité, une plongée dans un surréalisme de l'horreur dont on ne sort assurément pas indemne.
En résumé, Et toujours le bruit de l'orage est un recueil singulier, écrit par une plume singulière, qui trouvera sa place dans toute bonne bibliothèque.
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